La mafia franquiste. Épisode 8 — Les obligés
La faveur qui enchaîne, ou la corruption comme loyauté
« Il utilisait la corruption comme moyen de contrôle de ses collaborateurs : il les laissait s’enrichir par des illégalités pour ensuite menacer de les dénoncer. »
Paul Preston, entretien accordé à EFE, 15 novembre 2015, à l’occasion de la réédition de Franco. Caudillo de España.1
L’épisode précédent montrait ceux à qui l’on prit. Celui-ci montre ceux que l’on acheta. Ce sont les deux versants d’une seule montagne. Le régime qui dépouillait le grand nombre était aussi celui qui enrichissait un petit nombre soigneusement choisi. Les deux opérations n’étaient pas toujours reliées par la même écriture comptable, mais elles relevaient de la même économie politique.
Le franquisme ne se contenta pas de dépouiller ses ennemis. Il enrichit ses amis, et il le fit d’une manière qui n’avait rien de la générosité. Dans cette maison, une faveur n’était jamais un cadeau. C’était une laisse.
La faveur comme laisse
Voyons d’abord le versant visible, celui de la récompense. Ángel Viñas l’a documenté à partir des papiers de la Fondation nationale Francisco Franco, ouverts aux chercheurs en 2010. Des entreprises reconnaissantes d’une autorisation obtenue cédaient gratuitement des actions. Le dictateur percevait des dividendes, des commissions et des pourcentages sur des affaires nouées entre conseils des ministres et conseils d’administration. La corruption, dit Viñas, était dans l’ADN de la dictature.2
Autour du chef se forma toute une classe qui devait sa fortune moins à un talent qu’à une proximité. On s’enrichissait par l’accès au pouvoir, on prospérait par la relation, et la ligne qui séparait le service public de l’intérêt privé, déjà effacée au sommet, le fut à tous les étages. Le même mouvement qui permettait à la famille Franco de transformer la faveur en patrimoine permettait aux obligés de convertir leur fidélité en concessions, en sièges et en fortunes.
Mais le versant visible n’est pas le plus intéressant, car il ne distingue pas encore ce régime d’une simple kleptocratie. Ce qui en fait une mafia, c’est le versant sombre, le mécanisme que l’épigraphe énonce. La faveur n’était pas seulement un enrichissement. Elle était un moyen de contrôle. Le parrain laissait ses hommes s’enrichir dans l’irrégularité, puis conservait la connaissance de ce qu’ils avaient fait. L’homme qui avait touché devenait, du même coup, l’homme qui pouvait être perdu.
Le régime des dossiers
Le régime fichait, recoupait et conservait. Pendant la guerre, le Service d’information et de police militaire dépendait directement du quartier général du Generalísimo et réunissait espionnage, contre-espionnage, surveillance et ordre public. La police politique poursuivit ensuite le travail. Le Fichier général politico-social constitué par les services franquistes compta près de trois millions de fiches nominatives. Les banques conservaient les comptes et les mouvements, les notaires les actes, l’administration les propriétés, les carrières et les demandes. Dans un État totalitaire qui faisait de la surveillance une fonction ordinaire, le tiroir n’était pas une invention de romancier. C’était un meuble de gouvernement.3
Le privilège n’avait même pas besoin d’ouvrir un dossier spécial. Il laissait déjà des traces dans une autorisation, une concession, une nomination, un acte notarié, un registre d’actions ou un mouvement bancaire. La fortune bâtie sur une complaisance pouvait devenir une preuve conservée quelque part. On n’achetait pas la loyauté une fois pour toutes. On la renouvelait par la peur, et cette peur-là ne pesait pas seulement sur les vaincus. Elle pesait sur les favorisés eux-mêmes.
Le vaincu craignait le peloton. L’obligé craignait le dossier.
L’omertà des bénéficiaires
Voilà pourquoi le mot d’omertà convient ici mieux que celui de fidélité. On ne se taisait pas toujours par dévouement. On se taisait par complicité. Un ministre enrichi par une concession ne pouvait dénoncer le système sans risquer de se dénoncer lui-même. Un banquier enrichi par une faveur était pieds et poings liés à celui qui la lui avait consentie. Le silence n’était pas une vertu du régime. C’était sa mécanique, et la culpabilité partagée y tenait lieu de ciment.
C’est le trait par lequel une bande de profiteurs devient une organisation : non le vol, mais le lien que le vol crée entre ceux qui l’ont commis ensemble.
La chasse, bureau du patronage
Le lieu de cette liturgie mérite d’être décrit, car il possède le pittoresque des grandes fictions du genre. Ce n’était pas un bureau, c’était une chasse. Paul Preston a montré que les battues du général servaient de bureau ambulant au patronage. D’importantes sommes changeaient de mains tandis que les candidats aux faveurs organisaient des chasses afin d’approcher la source. On ne sollicitait pas le parrain sur un parquet ministériel, on l’invitait au gibier. Entre deux coups de fusil, une licence pouvait se négocier, une carrière se décider, une fortune commencer.4
Les hommes des portes tournantes
Les obligés ne furent pas une abstraction. José María Aguirre Gonzalo fut à la fois vice-président de Banesto, conseiller de trente-huit entreprises et, jusqu’en 1968, président de l’Entreprise nationale hydroélectrique du Ribagorzana. Quarante-trois ministres de la dictature devinrent ensuite des dirigeants importants du secteur bancaire. Les conseils d’administration de grandes entreprises publiques accueillirent des hommes qui appartenaient simultanément aux directions des banques privées.5
José Banús offre une autre anatomie de la faveur : entrepreneur des chantiers de Cuelgamuros utilisant des travailleurs pénaux, promoteur du quartier du Pilar, puis bénéficiaire du système qui livra la côte aux intérêts privés. L’épisode consacré au littoral a suivi cette trajectoire de Cuelgamuros à Marbella.
Ces exemples ne prouvent pas que tous les bénéficiaires furent soumis au même chantage personnel. Ils montrent quelque chose de plus vaste et de mieux établi : la circulation organisée des hommes entre la décision publique, la banque, l’entreprise et la faveur politique.
Le travail forcé derrière les fortunes
Il reste, dans cette économie de la faveur, une part que l’on ne saurait aborder avec le même ton, et je change ici de registre à dessein. Parmi les bénéficiaires du régime figurèrent les entreprises qui utilisèrent le travail forcé des vaincus dans les camps, les bataillons et les détachements pénitentiaires. Le Boletín Oficial del Estado inscrivait un salaire dans ses colonnes. Le prisonnier, lui, n’avait ni contrat, ni liberté de refus, ni libre disposition de ce salaire prétendu. L’administration retenait l’essentiel de la somme nominale. La comptabilité enregistrait des pesetas. Les familles enterraient des hommes.6
On mourait de faim, de tuberculose, de typhus et des conséquences de la sous-alimentation dans les prisons, les camps et les unités de travail où cette main-d’œuvre était puisée. Les règlements décrivaient une organisation. Les corps témoignaient de son fonctionnement. Les recherches fondées sur les rapports médicaux, les archives pénitentiaires et les récits des prisonniers montrent la distance entre la norme publiée et les conditions réellement subies.7
Sur ces hommes réduits à creuser, bâtir et extraire, il n’y a rien à railler. Ils furent la main-d’œuvre captive d’une prospérité qui n’était pas la leur, et leur peine ne demande aucun trait d’esprit. Elle exige l’exactitude. Que des fortunes se soient élevées sur ce travail sans consentement est un fait. C’est un fait grave, qui appelle les archives, mais aussi les lettres, les photographies, les souvenirs familiaux et les témoignages que l’administration ne conserva pas ou choisit de faire disparaître.
Nommer sans rendre la culpabilité héréditaire
Ici s’impose une précaution, car l’accusation facile ruinerait l’enquête. Bénéficiaire ne veut pas dire coupable. Nommer le milieu où le pouvoir se convertissait en argent n’est pas prononcer une culpabilité héréditaire sur chaque héritier ni sur chaque entreprise qui survécut au régime. On peut décrire un système sans transformer chaque nom en accusé. Ce que l’Histoire établit, ce n’est pas que tel petit-fils soit responsable. C’est que tel avantage fut consenti, et que la démocratie ne l’a jamais réexaminé dans son ensemble.
Quelques inventaires tardifs ne constituent pas un examen du système. Une enquête annoncée, ouverte sur un secteur limité et laissée sans terme n’est pas encore un audit. C’est, au mieux, sa promesse. La loi d’amnistie de 1977 demeure en vigueur. La loi de mémoire démocratique de 2022 a prescrit, dans un délai d’un an, une enquête et un inventaire des biens spoliés. À la fin de 2025, l’audit général n’était toujours pas achevé. Seul le ministère de la Culture avait alors publié un inventaire sectoriel de plus de cinq mille biens conservés dans les musées de l’État.8
Même achevé, cet inventaire des spoliations ne constituerait pas encore l’examen public, judiciaire et exhaustif des concessions, crédits, sociétés, marchés et fortunes issus de la faveur franquiste. Il dirait ce qui fut pris à certains. Il resterait à établir, dans son ensemble, ce qui fut donné aux autres.
Survivre au parrain
Car ce fut là le chef-d’œuvre des obligés : survivre au parrain sans rien lâcher. L’obligé reçut une licence, et avec elle une dette envers le régime. Il reçut un siège au conseil, et avec lui une solidarité d’intérêts à préserver. Il reçut une concession, et avec elle un maître, puis, le maître mort, la liberté de rester riche. Il reçut de la dictature un avantage, et de la démocratie la permission de le conserver.
Dix-huit mois après la mort de Franco, note Mariano Sánchez Soler, les anciens franquistes s’appliquèrent à eux-mêmes « la loi de l’avantage », aussi loin qu’ils le purent, aussi loin qu’on les laissa faire. Après les élections de 1977, cinquante-deux députés des droites étaient directement liés à la banque et aux sociétés financières. Riches et puissants par la grâce de Franco, ils le demeurèrent par la bénédiction de la démocratie.9
Quand les obligés deviennent les gardiens
On comprend alors pourquoi la maison ne fut jamais auditée dans son ensemble. Une part de la classe chargée de solder les comptes du régime provenait précisément des milieux qu’il avait enrichis. Comment ouvrir les livres lorsque tant de ceux qui pouvaient en demander la lecture devaient leur place au système qui les avait tenus ?
Le parrain, dans la présentation de ce livre, ne corrompait pas les juges. Il les nommait.
On peut le dire autrement à présent : il n’eut pas toujours besoin d’acheter ceux qui auraient pu demander des comptes, car il avait déjà fait d’une partie d’entre eux ses obligés. Une organisation qui distribue la richesse, les postes et les protections à ceux qui pourraient l’inquiéter transforme ses juges possibles en associés silencieux.
Et lorsqu’il ne les avait pas faits ses obligés, il les avait faits ses jurés.
La justice sous serment
Le mot ne relève pas seulement de la métaphore. Après sa victoire, le régime soumit les carrières judiciaire et fiscale à une épuration générale. Les magistrats restés fidèles à la légalité républicaine purent être fusillés, emprisonnés, contraints à l’exil, déplacés, suspendus ou chassés de leurs fonctions. Ceux qui demeurèrent en poste ou furent réintégrés durent passer par le filtre politique du nouvel État.
Dire qu’une partie des personnels conserva finalement sa fonction ne signifie donc pas qu’une magistrature républicaine fut maintenue. La dictature ne conserva pas une institution indépendante héritée de la République. Elle sélectionna des individus, examina leur conduite politique, religieuse et privée, exigea des rapports, pesa les dénonciations et les garanties, puis décida qui pouvait servir. Ceux qu’elle admit ne demeuraient pas au nom d’une continuité républicaine. Ils demeuraient parce que le franquisme les avait déclarés compatibles avec lui.10
Mais même l’expression « servir le nouvel État » reste trop abstraite. Le futur magistrat ne prêtait pas serment à l’État espagnol, à une Constitution ou à la souveraineté nationale. Le décret du 16 février 1938 lui imposait, avant son entrée en fonctions, une « adhésion inconditionnelle au Caudillo d’Espagne ».
Au Caudillo. À Franco. Au parrain des parrains.
Les lois venaient ensuite. Le premier objet politique du serment n’était donc ni une institution ni un principe de droit. C’était un homme. Le magistrat jurait debout, tête découverte, devant le crucifix, la main droite posée sur les Saints Évangiles. Il répondait : « Oui, je le jure. » L’autorité lui répliquait : « Si vous l’accomplissez, que Dieu et l’Espagne vous en récompensent ; sinon, qu’ils vous en demandent compte. »11
Une vénération qui ne disait pas son nom. On ne demandait pas seulement au magistrat d’obéir à Franco. On lui faisait rendre hommage à sa personne au cours d’une cérémonie où le politique empruntait ses gestes, ses objets et ses menaces au religieux. Dieu était pris à témoin, les Évangiles servaient d’autel, l’Espagne de caution, et Franco devenait l’objet personnel du serment.
L’idolâtrie n’était plus très loin. Elle était entrée dans le prétoire. C’était le culte de la personnalité dans toute sa splendeur liturgique.
Ce serment n’était pas une simple formalité professionnelle. Il consacrait une justice attachée à un homme avant de l’être au droit. Le peloton d’exécution n’était pas la sanction juridique automatique du refus de serment. Il était le paysage politique dans lequel on jurait. Derrière la formule se tenaient l’épuration, la prison, les conseils de guerre, l’exil et la mort.
La justice ne jurait pas d’abord de servir le droit. Elle commençait par jurer une adhésion inconditionnelle à celui qui l’avait fait plier.
Le socle
Mais rien de tout cela, ni le racket, ni la faveur, ni le silence des obligés, ni le serment des juges, n’aurait tenu un seul jour sans le socle qui les rendait possibles. On ne donne pas de bon cœur au vainqueur et l’on ne se tait pas par simple prudence si l’on n’a pas d’abord vu ce que coûte le refus.
Ce socle, c’est la violence. Elle sera le sujet du prochain épisode, le pivot de toute cette histoire.
Sources et notes
- Paul Preston, propos recueillis par EFE et repris dans « Paul Preston desvela cómo Franco logró enriquecerse y controlar a sus colaboradores », El Economista, 15 novembre 2015. Preston décrit la corruption comme un mélange de récompense et de chantage destiné à contrôler les proches et les collaborateurs de Franco. La traduction française de l’épigraphe est celle de l’auteur. Lire l’entretien. ↩
- Juan Miguel Baquero, « Franco acumuló una fortuna de 400 millones gracias a su entramado corrupto », dossier Desmemoria, elDiario.es. L’enquête reprend les travaux d’Ángel Viñas sur les papiers de la Fondation nationale Francisco Franco, les actions gratuitement cédées par des entreprises, les dividendes et les commissions. Voir également Ángel Viñas, La otra cara del Caudillo. Mitos y realidades en la biografía de Franco, Crítica, 2015. Consulter le dossier. ↩
- Le Centre documentaire de la mémoire historique conserve le Fichier général politico-social, composé d’environ trois millions de fiches nominatives. Le Service d’information et de police militaire dépendait du quartier général du Generalísimo et coordonnait l’espionnage, le contre-espionnage et l’information militaire. Consulter la présentation du Fichier général et la description archivistique du SIPM. ↩
- Paul Preston, cité par Juan Miguel Baquero dans le dossier Desmemoria, décrit les chasses organisées par les demandeurs de faveurs et les sommes importantes qui y changeaient de mains. Lire le passage consacré aux chasses et au patronage. ↩
- Alejandro Torrús, « Ricos y poderosos por la gracia de Franco y la bendición de la democracia », Público, 28 novembre 2020, d’après Mariano Sánchez Soler, Los ricos de Franco. L’article documente notamment le cumul de fonctions de José María Aguirre Gonzalo, les quarante-trois ministres devenus dirigeants bancaires et la présence simultanée de banquiers privés dans les conseils d’entreprises publiques. Lire l’enquête. ↩
- Le décret franquiste nᵒ 281 du 28 mai 1937 présentait le travail des prisonniers comme un droit, mais aussi comme un « droit-obligation ». Il fixait un salaire nominal de deux pesetas par jour et en retenait une peseta et demie pour l’entretien du prisonnier. Le Centre documentaire de la mémoire historique conserve par ailleurs plus de 150 000 pages de pièces comptables envoyées par les camps et les bataillons de travailleurs au Tribunal de Cuentas. Ces documents établissent la norme et la comptabilité administrative, non les conditions vécues ni le versement effectif des sommes. Consulter le décret et la description du fonds comptable. ↩
- Domingo Rodríguez Teijeiro, « Morir de hambre en las cárceles de Franco, 1939-1945 », Historia Contemporánea, nᵒ 51, 2015 ; Francisco Navarro López, « Enfermedad, hambruna y muerte en las prisiones, campos de concentración y unidades de trabajos forzados en Córdoba, 1937-1943 », Hispania Nova, nᵒ 22, 2024. Ces recherches confrontent les normes aux témoignages, aux rapports médicaux et aux archives pénitentiaires. Lire la première étude et consulter la seconde. ↩
- La loi espagnole 46/1977 du 15 octobre sur l’amnistie demeure en vigueur. L’article 31 de la loi 20/2022 sur la mémoire démocratique prescrivait une enquête sur les biens spoliés et un inventaire dans un délai d’un an. En novembre 2025, une enquête de RTVE constatait que l’audit général n’était pas achevé et que seul le ministère de la Culture avait publié un inventaire sectoriel de plus de cinq mille biens conservés dans les musées de l’État. Consulter la loi de mémoire démocratique et l’enquête de RTVE. ↩
- Mariano Sánchez Soler, cité par Alejandro Torrús dans Público, rappelle qu’après les élections de 1977, cinquante-deux députés des droites étaient directement liés à la banque et aux sociétés financières. L’expression « loi de l’avantage » est également de Sánchez Soler. Consulter l’article. ↩
- Mónica Lanero Táboas, Una milicia de la justicia. La política judicial del franquismo, 1936-1945, Centro de Estudios Constitucionales, Madrid, 1996 ; « La depuración de la magistratura y el ministerio fiscal en el franquismo, 1936-1944 », Jueces para la Democracia, nᵒ 65, 2009, p. 39-57. Lanero montre que l’épuration ne fut pas la suppression mécanique de tous les personnels ayant servi sous la République, mais une sélection politique destinée à obtenir un corps idéologiquement sûr et réceptif aux indications du pouvoir. Le maintien ou la réintégration de certains individus après examen ne signifie donc pas que la magistrature républicaine ait survécu comme institution indépendante. Lire l’étude. ↩
- Décret du 16 février 1938, publié au Boletín Oficial del Estado le 18 février 1938, nᵒ 485. L’article premier imposait à tous les juges, magistrats et fonctionnaires du ministère public un serment préalable à leur prise de fonctions commençant par l’« adhésion inconditionnelle au Caudillo d’Espagne ». L’article 3 prescrivait que la cérémonie se déroulât debout, tête découverte, devant le crucifix, la main droite posée sur les Saints Évangiles. Consulter le décret et la formule du serment. ↩