Le franquisme au quotidien

Le franquisme ne s’arrêtait pas aux institutions, aux tribunaux et aux prisons. Il entrait dans l’école, l’église, la famille, la rue, les loisirs et jusque dans l’intimité. Cette catégorie étudie la manière dont la dictature prétendit encadrer la vie quotidienne des Espagnols : leurs croyances, leur éducation, leurs comportements, leurs relations familiales et amoureuses, leur place dans la société.

On y examine la condition réelle des femmes, l’encadrement de la jeunesse, l’enseignement religieux, l’école, la morale publique, la sexualité et les mécanismes juridiques permettant de sanctionner certains comportements ou certaines manières de vivre.

Ces pratiques prolongent dans la société l’organisation de l’État totalitaire franquiste. Elles rencontrent directement l’appareil répressif franquiste lorsque la norme morale devient surveillance, poursuite ou sanction. La Censure montre comment cette emprise s’étendait aux paroles, aux images et aux œuvres, tandis que la catégorie Documents rassemble les lois, archives et pièces permettant d’en établir les mécanismes.

Étudier le franquisme au quotidien, c’est ainsi observer la dictature là où l’histoire institutionnelle la voit moins : dans les habitudes, les contraintes ordinaires et les rapports entre les individus.

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    Unidad, Totalidad y Jerarquía, les trois principes du syndicat vertical

    Le syndicat vertical : Unidad, Totalidad y Jerarquía Un outil coercitif du régime totalitaire franquiste, 1938-1977 Le syndicat vertical ne peut être compris si on le considère seulement comme une organisation professionnelle particulière, autoritaire ou corporatiste. Sa singularité réside ailleurs : il constitue l’un des mécanismes par lesquels le régime franquiste entreprend d’intégrer le monde du travail dans l’État, d’en…

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    La réalité sociale de la femme sous le franquisme

    LES FEMMES TRAVAILLAIENT DÉJÀ La femme réelle face à la femme du BOE dans l’Espagne franquiste, 1936-1975 Il existe une manière singulièrement trompeuse de raconter l’histoire des femmes sous le franquisme. Elle consiste à aligner les lois, à constater quelques assouplissements dans les années 1950 et 1960, puis à conclure que la femme espagnole aurait progressivement quitté son foyer pour…

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    L’encadrement de la jeunesse sous le franquisme

    L’encadrement de la jeunesse sous le franquisme Le sport, les camps, les loisirs : tenir l’enfant même quand il jouait On a montré ailleurs comment l’école franquiste formait la conscience de l’enfant, par le catéchisme, les manuels et les diplômes. Mais l’ambition du régime ne s’arrêtait pas à la porte de la salle de classe. Elle suivait l’enfant dans la…

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    Enseignement religieux sous le franquisme

    L’enseignement religieux sous le franquisme Quand religion et endoctrinement ne font qu’un Parler d’« enseignement religieux » sous le franquisme peut induire en erreur si l’on donne à cette expression son sens contemporain. Il ne s’agissait pas d’introduire dans l’emploi du temps une connaissance du fait religieux, de l’histoire du christianisme, ou une instruction confessionnelle proposée aux familles qui la…

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    Ce que l’école franquiste enseignait

    Ce que l’école franquiste enseignait Religion, histoire, littérature, philosophie, sciences, sexualité, langues et contrôle des manuels, 1938-1975 Décrire l’organisation de l’école franquiste, ses établissements, ses filières et ses diplômes ne suffit pas à comprendre ce qu’elle fut. Il faut encore ouvrir les cahiers, examiner les programmes, lire les manuels, regarder quels auteurs étaient proposés aux élèves, quels événements historiques étaient…

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    Éduquer sous le franquisme (1938-1975)

    L’éducation nationale sous Franco (1938-1975) Moderniser l’école sans démocratiser le régime L’histoire de l’éducation sous le franquisme ne se réduit ni à l’histoire de l’école ni à celle des programmes. Elle touche à la conception même de la société que le régime entendait bâtir. Qui devait apprendre ? Jusqu’à quel âge ? Pour devenir quoi ? Qui accéderait à l’université,…

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    La fabrique du délit

    La fabrique du délit Le droit pénal, arme la plus froide du franquisme Parmi les instruments répressifs d’un État, on oublie trop souvent le plus banal, donc le plus redoutable : le droit pénal. On pense à la police, aux prisons, aux tribunaux, aux militaires, aux juges, aux procureurs, aux commissariats, aux fichiers, aux lois d’ordre public. On oublie parfois…

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    Un instrument totalitaire

    Un instrument totalitaire Ou le franquisme selon Arendt, et selon lui-même « L’État, national en tant qu’il est un instrument totalitaire au service de l’intégrité de la patrie. »1 Fuero du Travail, 9 mars 1938. J’ai dit, et j’ai écrit, que le franquisme fut un totalitarisme. On me le conteste, et l’on m’oppose, toujours, la théorie du régime autoritaire, en…

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    Agustín Gómez-Arcos et la censure franquiste

    Agustín Gómez-Arcos et la censure franquiste L’écrivain que Fraga affama « À la Troisième République, dût-elle naître des flammes et du fracas des armes. » Il existe des écrivains que la censure réduit momentanément au silence. Il en existe d’autres qu’elle chasse de leur langue, de leur métier et finalement de leur pays. Agustín Gómez-Arcos appartient à cette seconde catégorie. Son cas…

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    La censure franquiste

    La censure franquiste Le fantôme dans son propre pays « Un fantôme dans mon propre pays. Un écrivain fantôme. » Agustín Gómez-Arcos La parole comme territoire Après le corps, la rue, l’école et l’église, il restait au régime à contrôler la dernière chose, la plus intime et la plus dangereuse : ce qu’un homme pouvait dire, écrire, filmer, jouer, publier,…

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    Les bonnes mœurs

    Les bonnes mœurs L’État dans l’espace entre deux corps « La danse moderne est un exercice public de lascivité et de fornication, incarnation de la charogne morale des peuples les plus dégradés. » Père Jeremías de las Santas Espinas, Juventud en llamas. El baile moderno, 1964.   Après l’église, l’école et le certificat, il restait au régime une dernière frontière à franchir,…

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    La Brigada Político-Social

    La Brigada Político-Social, police politique de la dictature franquiste, 1938-1977 Genèse pendant la guerre, institutionnalisation en 1941, continuités jusqu’à la Transition Résumé La Brigada Político-Social, la BPS, surnommée « la Social », fut le principal service civil spécialisé dans la surveillance, l’infiltration et la répression politiques sous la dictature franquiste. Elle ne constituait pas un corps autonome. Ses agents appartenaient…

  • La loi des « vagos y maleantes » La mafia franquiste

    La loi des « vagos y maleantes » sous la mafia franquiste Le grand brigand juge des petits « Ce que tu fais en infestant la terre entière, je le fais avec un petit navire ; et parce que je le fais avec un petit navire, on m’appelle brigand, tandis que toi, parce que tu le fais avec une grande flotte, on…