Opinions

Chacun son opinion, même de mauvaise foi. Cette rubrique accueille essais, chroniques, satires et prises de position sur le franquisme, sa mémoire et les accommodements politiques qui lui survécurent. Ici, la liberté de ton est revendiquée : ironie, contradiction et irrévérence ont leur place, à condition de ne pas transformer les faits en accessoires.

On y interroge les responsabilités politiques, les silences officiels, la monarchie, les héritages du régime, les usages de la mémoire et cette faculté qu’ont parfois les États de rebaptiser « réalisme » ce qui ressemblait auparavant à de la complaisance.

Lorsque l’argument devient confrontation directe, la discussion se poursuit dans Polémiques. Les rapports entre pouvoir, argent et impunité sont développés dans La Mafia franquiste, tandis que la question judiciaire se prolonge dans Loi d’amnistie de 1977. Les pièces permettant de revenir du commentaire aux faits sont réunies dans Documents.

On peut rire des couronnes, des uniformes, des révérences et des certitudes. On peut se moquer de tout, sauf des morts. L’opinion commence là où les faits sont établis ; elle ne dispense jamais de les établir.

  • |

    Annexes — Clara Campoamor

    Annexes — Clara Campoamor : œuvres, discours et sources Cette annexe rassemble les principales œuvres de Clara Campoamor, ses interventions parlementaires majeures et les sources qui permettent d’approfondir son parcours. Elle ne vise pas l’exhaustivité, mais réunit les références essentielles à qui voudrait poursuivre l’étude de sa pensée juridique, politique et féministe. Œuvres de Clara Campoamor El derecho de la…

  • |

    José luis de Vilallonga un cas

    José Luis de Vilallonga : un cas Des pelotons d’exécution au portrait du roi José Luis de Vilallonga avait le privilège rare d’appartenir à plusieurs mondes successifs sans jamais tout à fait quitter le précédent. Grand d’Espagne, jeune officier dans le camp franquiste, témoin de la répression, écrivain interdit par la dictature, antifranquiste, donjuaniste, porte-parole à Paris de la Junta…

  • | |

    Le crime contre l’humanité et son butin

    Le crime contre l’humanité et son produit Ou le sort judiciaire du butin quand l’Histoire finit par frapper à la porte Une condamnation pour crime contre l’humanité atteint-elle les extorsions financières que ce même crime a rendues possibles ? La morale répond immédiatement oui, et le bon sens la suit. On imagine mal une justice assez majestueuse pour condamner la…

  • Le serment, le fait et la liberté

    Le serment, le fait et la liberté Trois méditations sur la responsabilité, l’imprescriptible et le libre consentement dans la justice franquiste Les trois textes qui suivent forment un triptyque. Le premier considère le bourreau au moment où il consent, et fonde la responsabilité sur l’acte public accompli plutôt que sur le for intérieur. Le deuxième considère la victime au moment…

  • Debout, les ducs !

    Debout, les ducs ! De l’art d’anoblir ceux qui fusillent Il fallut un certain génie pour renverser une République au nom de la tradition, puis s’apercevoir qu’on manquait précisément de tradition, et se résoudre à la fabriquer soi-même, à la chaîne, au tampon humide. Tel fut le chef-d’œuvre administratif du franquisme. Non content de gagner la guerre, il voulut la rendre…

  • Salut républicain à un roi, sans cirer les bottes

    Chapeau bas (et je le remets aussitôt) Salut républicain à un roi, sans cirer les bottes   Je vais faire une chose qui me coûte, et je l’avoue tout de suite pour qu’on ne m’accuse pas de conversion : je vais saluer un roi. Un anarchiste qui tire son chapeau devant une couronne, on aura tout vu. Qu’on se rassure,…

  • La noblesse franquiste

    La noblesse Franquiste Petit inventaire des ducs que la démocratie a rendus au néant Il y a des noblesses qui se réclament des croisades, d’autres d’un ancêtre valeureux, d’autres encore d’un roi reconnaissant. Et puis il y a celle de Franco, qui se réclame d’un coup d’État. Voilà une aristocratie dont les quartiers ne remontent pas aux batailles gagnées contre…

  • Quand le grand Malraux se faisait tout petit

    Quand le grand Malraux se faisait tout petit ou l’Espagne républicaine abandonnée aux usages du gaullisme À la République espagnole, André Malraux avait tout donné, ou presque : une escadrille, un roman, une légende, et cette grande musique tragique dont il savait draper les vaincus pour les faire entrer dans l’Histoire à majuscule. Il lui avait prêté L’Espoir, sa voix, son…