Sous la croix et le fusil 1936–1977
Sommaire du livre
Une enquête dans l’Histoire, du soulèvement franquiste à l’impunité contemporaine.
Sous la croix et le fusil est publié intégralement en ligne. Le livre demeure ouvert : les chapitres peuvent être précisés, documentés et complétés lorsque de nouvelles archives ou sources viennent enrichir l’enquête.
Ce sommaire en présente l’ordre de lecture.
Ouverture
À propos du livre
Présentation de la démarche : confronter les discours aux faits et restituer les responsabilités lorsque les documents les font apparaître.
Dédicace
Aux détracteurs de la République espagnole, aux défenseurs de la non-intervention et aux faussaires de l’Histoire.
Préface — Nommer les choses
Avant d’instruire les faits, il faut interroger les mots : « guerre civile », croisade, pacification, ordre, terrorisme, réconciliation.
Prologue — Du droit de résister à l’amnistie des bourreaux
Du droit de résister, de la continuité républicaine et de la loi d’amnistie de 1977 : le point de départ juridique et moral de l’enquête.
Première partie — Avant le coup d’État
Comprendre l’Espagne que les généraux voulurent renverser
Le soulèvement de juillet 1936 ne surgit pas du néant. Ces quatre fascicules reviennent sur les structures sociales, politiques, religieuses et économiques qui précédèrent la République, sur les réformes qu’elle entreprit et sur les résistances qu’elles provoquèrent.
Fascicule I — L’Espagne entre 1868 et 1936
Monarchies, Première République, Restauration, caciquisme, guerre du Rif, dictature de Primo de Rivera, Deuxième République et préparation du soulèvement militaire.
Fascicule II — La répression des campagnes
Église, propriété, Guardia Civil et armée face aux révoltes paysannes et ouvrières.
Fascicule III — L’Église catholique en Espagne avant 1936
Pouvoir religieux, enseignement, propriété, ordre social et opposition aux réformes républicaines.
Fascicule IV — La terre, la faim et la résignation
Conditions de vie du monde paysan, grande propriété, travail journalier, pauvreté et mécanismes de soumission sociale.
Clausule des fascicules — Le peuple n’avait pas à s’excuser d’avoir survécu
Ce que les quatre fascicules établissent avant d’entrer dans le récit principal.
Deuxième partie — Le crime et ses témoins
Chapitre I — La vérité maintenant !
Le point de départ de l’enquête et la question qui traverse tout le livre : qui répond ?
Chapitre II — La croisade à crédit
Le financement du putsch des 17-18 juillet 1936 : argent privé, banques, monarchistes, soutiens étrangers, pétrole et crédits.
Chapitre III — Camus contre la poignée de main
Albert Camus, l’Espagne républicaine et le refus obstiné de la respectabilité accordée à Franco.
Chapitre IV — Fidélité à l’Espagne
Camus, René Char et ceux qui refusèrent que la victoire militaire de Franco devienne une absolution.
Chapitre V — De Gaulle et la mémoire confisquée
La France, les républicains espagnols, La Nueve et l’effacement progressif d’une dette historique.
Chapitre VI — De Gaulle au Pardo
La rencontre de 1970 et le blanchiment symbolique du Caudillo par l’un des hommes les plus prestigieux de l’Europe d’après-guerre.
Chapitre VII — La France, l’Espagne : deux ego incarnés
Deux États, deux mémoires nationales et le poids de la raison d’État.
Troisième partie — Avant Guernica, les puissances savaient déjà
Le Rif avant Guernica
Guerre coloniale, armes chimiques, Pétain, Franco et l’apprentissage d’une violence qui ne restera pas enfermée au Maroc.
Chapitre VIII — Le coffre-fort de la neutralité
La Suisse, Franco et l’art de ne pas tirer tout en laissant circuler l’argent, les intérêts et les reconnaissances.
Chapitre IX — Le pétrole n’est pas une arme
La neutralité américaine : le fusil interdit, l’essence permise.
Chapitre X — Le pipeline et le prisonnier
De l’isolement diplomatique à la réhabilitation de Franco par les États-Unis, 1939-1955.
Quatrième partie — Quand la croix desserre les doigts
Chapitre XI — Rendez à César
La fin théologique du national-catholicisme et les premières contradictions ouvertes entre l’Église et l’État franquiste.
Chapitre XII — Desserrer les doigts de la croix
Vatican II, liberté religieuse, catholicisme social et fissuration progressive du pacte national-catholique.
Cinquième partie — La guerre que Franco disait terminée
Chapitre XIII — Ni captifs ni désarmés
Maquis, llano, exil, résistance ouvrière, étudiants, femmes, réseaux clandestins et continuité de l’opposition au franquisme après 1939.
Chapitre XIV — Le Noël noir du bunker franquiste
Carrero Blanco et le verrou de l’après-Franco que l’Espagne clandestine fit sauter.
Chapitre XV — Le fossoyeur de l’ouverture
Carlos Arias Navarro, la continuité de l’appareil franquiste, la rue, la répression et l’impossibilité de maintenir intact le régime après Franco.
Post-scriptum à Carlos Arias Navarro
Ce que la disparition du dictateur ne fit pas disparaître avec lui.
Sixième partie — L’héritage et l’impunité
Chapitre XVI — Les rentiers de l’oubli
La loi d’amnistie de 1977, les bénéficiaires du franquisme et la démocratie sous hypothèque.
Postface — Les faits sont sacrés
Le réquisitoire revient à son principe : les opinions peuvent être discutées ; les faits doivent être établis.
Annexes et instruments de lecture
Annexe I — La défaite de la République espagnole
Convergence internationale, chronologie, responsabilités et état des sources.
Lexique historique et politique de l’Espagne, 1868-1977
Termes espagnols, catalans et basques employés dans le livre et dans sa documentation.
De l’Histoire à la justice
La loi d’amnistie de 1977
Dossiers, analyses et actualité juridique consacrés au principal verrou judiciaire laissé par la Transition.
Appel pour l’abrogation de la loi d’amnistie
Nous ne demandons pas la mémoire. Nous demandons la justice.
Le livre s’achève là où commence l’action présente : dans la demande que les crimes puissent enfin être instruits, les responsabilités recherchées et les victimes entendues.