L’autre Italie
Les volontaires antifascistes italiens au service de la République, 1936-1939
Anatomie d’une révolution. Recherche historique sur la révolution sociale pendant la Deuxième République espagnole, 1931-1939, et sur l’antifascisme international qui la défendit.
Une phrase, une date, une prophétie
Le 13 novembre 1936, depuis les micros de Radio Barcelone, un homme s’adressa aux Italiens par-dessus les frontières et la censure. Il commença ainsi : camarades, frères, Italiens, écoutez. Un volontaire italien vous parle depuis la Radio de Barcelone, pour vous porter le salut des milliers d’antifascistes italiens exilés qui combattent dans les rangs de l’armée révolutionnaire.1
L’homme s’appelait Carlo Rosselli. De ce discours naîtrait la formule qui deviendrait le mot d’ordre de tout l’antifascisme européen : Oggi in Spagna, domani in Italia, aujourd’hui en Espagne, demain en Italie. Elle disait, en cinq mots, ce qu’aucune chancellerie n’avait encore osé formuler : que la guerre d’Espagne n’était pas une affaire espagnole, mais le premier grand affrontement entre la démocratie et le fascisme, et que de son issue dépendait l’avenir de l’Europe. Plus tôt l’Espagne vaincrait, disait Rosselli, plus tôt sonnerait pour le peuple italien l’heure de la revanche.2
Ce chapitre est le contrepoint des deux précédents. Après Mussolini et le Corpo Truppe Volontarie, après Göring et son banc d’essai, voici l’autre Italie, celle qui combattit le fascisme sur le sol espagnol, et qui comprit, avant presque tout le monde, ce qui se jouait là. Ils furent peu nombreux face aux légions du Duce. Mais ils avaient raison, et l’Histoire, huit ans plus tard, leur donna la parole.
Ceux qui avaient compris avant les autres
La clairvoyance des antifascistes italiens tient à leur expérience. Ils avaient vu le fascisme naître et vaincre chez eux, dès 1922, quand l’Europe le prenait encore pour une péripétie italienne. Ils savaient, par leur propre défaite, ce que valait l’idée qu’un régime autoritaire se contenterait de ses frontières. Là où les démocraties européennes voyaient une guerre civile lointaine, eux reconnaissaient la suite d’une histoire commencée quatorze ans plus tôt sur les places de Rome et de Milan.
Rosselli le formula mieux que quiconque. Diplômé, professeur à la Bocconi de Milan, il avait fondé après l’assassinat de Matteotti le journal clandestin Non Mollare, organisé l’expatriation de dirigeants antifascistes traqués, dont Filippo Turati, ce qui lui valut la relégation à Lipari. Évadé, réfugié en France, il y anima le mouvement Giustizia e Libertà. Pour lui, l’Espagne républicaine était un laboratoire, où s’expérimentaient des formes neuves de résistance et où se décidait, par les armes, la possibilité même d’une Europe démocratique fondée sur la liberté et la justice sociale.3 Il ne voyait pas dans le conflit espagnol une cause étrangère à embrasser par générosité, mais son propre combat continué sur un autre sol.
Cette lucidité fut sa force et son malheur. Il avait compris trop tôt, dans une Europe qui ne voulait pas comprendre, et il paierait cette avance de sa vie.
La Colonna Italiana
Les volontaires italiens furent parmi les tout premiers étrangers à combattre pour la République, avant même l’organisation des Brigades internationales par le Komintern.
La première formation, la Colonna Italiana, fut constituée le 17 août 1936, dans le cadre catalan et non encore brigadiste. Elle comptait entre cinquante et cent cinquante hommes, recrutés parmi les exilés de France par le mouvement Giustizia e Libertà, dont Rosselli était le chef, et par le Comité anarchiste italien pour l’Espagne. Rosselli en prit le commandement, et la colonne fut envoyée sur le front d’Aragon, rattachée à la colonne Ascaso.4 Elle y remporta, le 28 août, un combat à Monte Pelato qui devint son titre de gloire, et paya son engagement au prix fort : onze morts et vingt blessés en trois mois, selon le décompte que Rosselli lui-même livra à la radio.
Cette première formation portait une double marque, libertaire et démocratique, éloignée de l’orthodoxie communiste. Elle réunissait anarchistes, libéraux, socialistes et républicains dans une unité mixte, sur le modèle du front commun antifasciste que Rosselli appelait de ses vœux. C’était l’antifascisme italien dans sa forme la plus ouverte, avant que la logique des partis ne reprît ses droits.
Le Bataillon Garibaldi, et l’affrontement fratricide
Le 26 octobre 1936, Randolfo Pacciardi, ancien secrétaire du Parti républicain italien et officier décoré de la Première Guerre mondiale, signa à Paris l’accord constituant le Bataillon Garibaldi, sous le patronage politique des partis socialiste, communiste et républicain, et avec le concours des organisations du comité italien pour l’Espagne. Les formations de volontaires italiens y confluèrent progressivement, et le bataillon fut intégré aux Brigades internationales, au sein de la XIIᵉ.5
C’est ce bataillon qui donna à la guerre d’Espagne l’une de ses scènes les plus chargées de sens. En mars 1937, à Guadalajara, au nord-est de Madrid, les divisions italiennes du Corpo Truppe Volontarie de Mussolini se heurtèrent aux volontaires antifascistes du Bataillon Garibaldi. Pour la première et unique fois de l’histoire, des Italiens combattaient des Italiens sur un champ de bataille étranger, les uns au nom du fascisme, les autres au nom de la liberté.6 Les garibaldiens usèrent de haut-parleurs et de tracts pour appeler, en italien, les soldats du CTV à cesser le combat et à déserter, frères s’adressant à des frères par-dessus la ligne de feu. La victoire républicaine de Guadalajara fut ainsi, aussi, une victoire d’Italiens sur d’autres Italiens.
La portée symbolique dépassa de loin la portée militaire. La propagande antifasciste tint aussitôt sa démonstration : le fascisme n’était pas l’Italie, et l’Italie véritable combattait aussi dans l’autre camp. Le régime prétendait incarner la nation entière ; Guadalajara prouva qu’une autre Italie lui faisait face, les armes à la main. C’est le cœur politique et moral de ce chapitre, et il tient dans ce renversement : le fascisme se disait la patrie, et la patrie, ce jour-là, lui tira dessus.
Trois mille cinq cents contre soixante-dix mille
Il faut donner les deux chiffres côte à côte, car leur disproportion est le plus fort des arguments.
L’Italie fasciste engagea en Espagne entre soixante-dix et quatre-vingt mille hommes au fil de la guerre. L’Italie antifasciste y compta environ trois mille cinq cents volontaires, dont près de la moitié furent tués ou blessés.7 Vingt fascistes pour un antifasciste. Et pourtant, ce fut la petite troupe qui l’emporta à Guadalajara, contre les divisions motorisées du Duce. La leçon n’est pas que le nombre ne compte pas, il compta terriblement partout ailleurs, mais qu’une poignée d’hommes convaincus arrêta, une fois, l’armée d’un empire, et que cette fois-là suffit à faire mentir la prétention du fascisme à parler pour tous les Italiens.
L’antifascisme n’était pas un bloc
L’honnêteté que ce livre s’impose partout vaut aussi ici. Les volontaires italiens ne formaient pas une phalange unanime, et leurs déchirements furent ceux de la République elle-même, entre la révolution libertaire et la discipline communiste.
Rosselli, libéral-socialiste, demeura critique du Parti communiste espagnol et du gouvernement de Staline, et proposa un front populaire plus large que celui que Moscou entendait contrôler. Dès décembre 1936, il fut mis en minorité au sein de sa propre colonne par les représentants anarchistes, après l’échec devant Almudévar, et une phlébite le contraignit à rentrer à Paris.8 Le Bataillon Garibaldi, lui, passa sous un encadrement communiste croissant, et Pacciardi, républicain hostile à cette tutelle, finit par être écarté du commandement. L’antifascisme italien connut ainsi, en petit, toutes les fractures du camp républicain, entre ceux qui voulaient faire la révolution et ceux qui voulaient d’abord gagner la guerre, entre l’autonomie des colonnes et la discipline des brigades.
Deux hommes, deux destins, disent ces deux voies. Pacciardi, l’aile démocratique non communiste, survécut et devint ministre dans l’Italie républicaine d’après-guerre. Rosselli, l’aile libérale-socialiste, fut assassiné. Le premier vit se réaliser ce que le second avait annoncé sans le voir.
Camillo Berneri, mort deux fois
Aucune figure ne dit mieux la complexité de cet antifascisme que Camillo Berneri, philosophe anarchiste, l’une des grandes voix libertaires de la révolution espagnole. Il combattit en Espagne, et il y dénonça sans relâche l’emprise croissante du stalinisme sur la République, au nom d’une révolution qu’il voyait trahie de l’intérieur.
Berneri mourut à Barcelone pendant les journées de mai 1937, non sous les balles fascistes du front, mais dans le règlement de comptes qui opposa, à l’arrière, les communistes aux anarchistes et au POUM.9 L’antifasciste italien mourut ainsi deux fois en Espagne, une fois au combat contre Franco, une fois dans la guerre civile interne au camp républicain. Sa fin interdit toute image d’Épinal. Ceux qui étaient venus combattre une tyrannie en trouvèrent parfois une autre en germe dans leur propre camp, et le dirent, et en moururent. La sobriété seule convient à cette mémoire.
Bagnoles-de-l’Orne, ou la guerre prolongée en exil
Rosselli ne tomba pas sur un champ de bataille. Il fut assassiné, avec son frère Nello, le 9 juin 1937 à Bagnoles-de-l’Orne, en Normandie, par un commando de la Cagoule agissant pour le compte des services italiens, quelques mois après avoir quitté le front espagnol.10 Ce chapitre rejoint ici celui consacré à la solidarité internationale, où l’accord de Monte-Carlo du 22 mars 1937 et le paiement en armes sont établis.
Le fait mérite d’être relié à un autre, car il dessine un motif. Trois ans plus tard, la police franquiste ferait livrer par l’Allemagne et fusiller Lluís Companys sur le sol espagnol. Les régimes fascistes prolongeaient la guerre d’Espagne par des exécutions en territoire d’exil, contre les mêmes ennemis, au mépris des frontières et des souverainetés. Mussolini fit tuer Rosselli en France comme Franco fit tuer Companys à Montjuïc : par des tueurs à gages ou des polices amies, loin des fronts, contre des hommes désarmés. Le prophète de la revanche fut abattu avant de voir l’aujourd’hui qu’il avait annoncé devenir un demain. Il avait crié « Demain en Italie » ; on le tua pour l’empêcher d’y être.
Demain en Italie
La phrase de Rosselli ne fut pas un cri perdu. Elle se réalisa, mais huit ans plus tard, et par d’autres que lui.
Les volontaires italiens de la guerre d’Espagne formèrent le premier noyau de ce qui deviendrait la Résistance italienne. Nombre de garibaldiens d’Espagne devinrent, à partir de 1943, les cadres des brigades partisanes Garibaldi qui combattirent l’occupation allemande et la République de Salò, reprenant le nom, le drapeau et l’expérience acquise sur les fronts d’Aragon et de Guadalajara.11 La filiation est directe : la Résistance italienne fit ses premières armes en Espagne. « Aujourd’hui en Espagne, demain en Italie » se vérifia à retardement, et le demain de Rosselli fut tenu par ceux des siens qui avaient survécu à l’hier espagnol.
Lui ne le vit pas. Assassiné en 1937, il manqua de six ans la chute de Mussolini et de huit la libération. Mais il avait eu raison sur l’essentiel, et plus tôt que tous : l’Espagne était bien le premier acte d’une guerre qui embraserait l’Europe, et le fascisme, qu’on avait laissé vaincre en Espagne parce qu’il n’était, croyait-on, l’affaire de personne, viendrait ensuite frapper partout. Les démocraties qui avaient regardé l’Espagne tomber en se lavant les mains au nom de la non-intervention se retrouvèrent, trois ans plus tard, seules face à ce qu’elles avaient laissé grandir.
Conclusion
L’histoire des antifascistes italiens en Espagne corrige un tort de mémoire. Elle rappelle que le mot « italien », dans cette guerre, ne désigne pas seulement les bombardiers de Barcelone et les divisions de Guadalajara, mais aussi les hommes qui, à Monte Pelato et sur l’Èbre, combattirent et moururent pour que l’Italie ne se réduisît pas à Mussolini.
Ils furent peu, ils furent divisés, certains furent tués par le camp d’en face et d’autres par leur propre camp. Mais ils avaient compris, avant les gouvernements qui les abandonnèrent, que la guerre d’Espagne décidait de l’avenir des démocraties. Rosselli l’avait dit à la radio de Barcelone le 13 novembre 1936, et il l’avait payé de sa vie sept mois plus tard. Le fascisme international se reconnut à ceci qu’il traquait ses ennemis jusque dans leur exil ; l’antifascisme international se reconnut à ceci qu’il alla les combattre jusque sur une terre qui n’était pas la sienne. Entre les deux, l’Espagne fut le champ où l’Europe joua, sans le savoir encore, le premier acte de sa propre guerre. Les Italiens de l’autre bord furent parmi les rares à l’avoir su d’avance.
Note sur l’état de la preuve
Faits établis. Le discours de Carlo Rosselli à Radio Barcelone le 13 novembre 1936, sa formule Oggi in Spagna, domani in Italia et sa publication dans Giustizia e Libertà le 27 novembre 1936. La constitution de la Colonna Italiana le 17 août 1936 sous le commandement de Rosselli et le combat de Monte Pelato. La signature par Randolfo Pacciardi de l’accord constituant le Bataillon Garibaldi le 26 octobre 1936. L’affrontement de Guadalajara en mars 1937 entre le Bataillon Garibaldi et le CTV. L’assassinat de Carlo et Nello Rosselli le 9 juin 1937 à Bagnoles-de-l’Orne. La mort de Camillo Berneri à Barcelone pendant les journées de mai 1937.
Attestations à consolider. Les effectifs des volontaires antifascistes italiens, généralement estimés à environ trois mille cinq cents, et leur taux de pertes, à préciser sur une source spécialisée. Les effectifs de la Colonna Italiana, donnés entre cinquante et cent cinquante hommes. Le détail des appels à la désertion lancés par haut-parleur à Guadalajara, largement rapporté et à documenter sur source primaire. La filiation nominative entre garibaldiens d’Espagne et cadres des brigades Garibaldi de la Résistance italienne, réelle dans son principe et à établir cas par cas.
Écarté en l’état. Toute présentation d’un antifascisme italien unanime et sans fractures, démentie par la mise en minorité de Rosselli, l’éviction de Pacciardi et la mort de Berneri dans les affrontements internes. Toute assimilation du terme « italien » aux seules forces fascistes, que ce chapitre a pour objet de corriger. Toute lecture héroïsante effaçant les divisions et les violences internes au camp républicain.
Appel à contribution
Ce travail avance par vérification et non par accumulation. Toute donnée vérifiable, référence d’archive, cote, procès-verbal ou pièce d’état civil est la bienvenue. Sont particulièrement recherchés, pour ce chapitre, les listes nominatives des volontaires de la Colonna Italiana et du Bataillon Garibaldi, les documents relatifs à Guadalajara et toute pièce sur la filiation entre les garibaldiens d’Espagne et la Résistance italienne. Les lecteurs qui disposeraient de tels éléments peuvent nous les soumettre : ils seront examinés, et le cas échéant intégrés avec mention de leur provenance.
Rubrique « Recherche historique » : Formulaire de Contact
Repères bibliographiques
Carlo Rosselli, Oggi in Spagna, domani in Italia, discours du 13 novembre 1936, réédition Alba, Meduna di Livenza, 2021.
Pietro Ramella, Guerra di Spagna. Combattenti italiani e ticinesi nelle Brigate Internazionali, 2013.
Gaetano Salvemini et Giuseppe Fiori, sur la vie et la mort des frères Rosselli.
Stanislao G. Pugliese, Carlo Rosselli. Socialist Heretic and Antifascist Exile, Harvard University Press, 1999.
Marco Puppini, In Spagna per la libertà. Antifascisti italiani nella guerra civile spagnola, 1936-1939, Gaspari, 2012.
Enzo Collotti, L’antifascismo in Italia e in Europa, 1922-1939, Loescher, Turin, 1974.
1Carlo Rosselli, discours prononcé à Radio Barcelone le 13 novembre 1936, ouverture : « Compagni, fratelli, italiani, ascoltate. Un volontario italiano vi parla dalla Radio di Barcellona per portarvi il saluto delle migliaia di antifascisti italiani esuli che si battono nelle file dell’armata rivoluzionaria. » Texte intégral in Oggi in Spagna, domani in Italia, et in Enzo Collotti, L’antifascismo in Italia e in Europa, 1922-1939, Loescher, 1974.
2Le discours fut publié dans Giustizia e Libertà le 27 novembre 1936. La formule conclusive, « quanto più presto vincerà la Spagna proletaria, tanto più presto sorgerà per il popolo italiano il tempo della riscossa », donna naissance au mot d’ordre Oggi in Spagna, domani in Italia.
3Sur la biographie de Carlo Rosselli, sa fondation de Non Mollare, l’évasion de Lipari, la direction de Giustizia e Libertà et sa lecture de la guerre d’Espagne, voir Stanislao G. Pugliese, Carlo Rosselli. Socialist Heretic and Antifascist Exile, Harvard University Press, 1999.
4La Colonna Italiana, constituée le 17 août 1936, cinquante à cent cinquante hommes recrutés par Giustizia e Libertà et le Comité anarchiste italien pour l’Espagne, sous le commandement de Rosselli, rattachée à la colonne Ascaso sur le front d’Aragon. Victoire de Monte Pelato le 28 août 1936.
5Accord signé par Randolfo Pacciardi à Paris le 26 octobre 1936 pour la formation du Bataillon Garibaldi, intégré à la XIIᵉ Brigade internationale. Voir Marco Puppini, In Spagna per la libertà, Gaspari, 2012.
6Sur Guadalajara (mars 1937) et l’affrontement entre le Bataillon Garibaldi et le Corpo Truppe Volontarie, voir aussi le chapitre « Le troisième belligérant » de cette recherche, consacré à l’intervention fasciste italienne.
7Les effectifs des volontaires antifascistes italiens, environ trois mille cinq cents avec près de la moitié de pertes, et ceux du CTV fasciste, de soixante-dix à quatre-vingt mille hommes, sont à rapprocher. Attestation à consolider sur les chiffres précis.
8Sur la mise en minorité de Rosselli en décembre 1936 après l’échec d’Almudévar et son retour à Paris pour raison de santé, voir Pugliese, ouvrage cité.
9Camillo Berneri, philosophe anarchiste, tué à Barcelone pendant les journées de mai 1937 dans les affrontements opposant communistes, anarchistes et POUM. Voir les travaux sur la révolution libertaire en Catalogne et le chapitre correspondant de cette recherche.
10Assassinat de Carlo et Nello Rosselli le 9 juin 1937 à Bagnoles-de-l’Orne par la Cagoule, sur commande des services italiens ; accord de Monte-Carlo du 22 mars 1937. Voir le chapitre « La République reçut des volontaires, Franco reçut des États » de cette recherche.
11Sur la filiation entre les volontaires italiens d’Espagne et les brigades Garibaldi de la Résistance italienne de 1943-1945, voir Marco Puppini, ouvrage cité, et les travaux sur les Brigades internationales italiennes. La continuité, réelle dans son principe, reste à établir nominativement.